mardi 7 mai 2013

Métier de vigneron Acquis des conférences "Vignerons en compagnonnage"

 

2013 BORDEAUX Cap Sciences

1ère conférence " Regards croisés sur le métier de vigneron" 28 février
2ème conférence " Etonnants vignerons"  25 avril
3ème conférence "Savoirs vignerons" 30 mai 




Cela fait maintenant plus de deux mois que nous avons commencé notre cycle de conférences sur le métier de vigneron. En février, le 25, la première, « Regards croisés sur le métier de vigneron » et en avril la seconde , toujours le 25, « Etonnants vignerons ». A ce jour, nous avons auditionné et porté au débat les positions et propos de quatre vignerons : Richard LEROY, Nicolas ROUX, Valérie GODELU et Jean-Pierre AMOREAU. Nous avons également reçu et entendu Etienne DAVODEAU, auteur de la BD "Les ignorants" Ed.Futuropolis,  ainsi que le Provincial de l’Association ouvrière des Compagnonsdu devoir sur l’Aquitaine, Christophe PHILIPPOT. Pour ma part en tant que vigneron et sociologue, j’ai accompagné de remarques, commentaires et introductions diverses toutes ces belles interventions.
Le temps est déjà venu, parce que les échanges ont été intenses, de relever les premiers acquis de ces deux premières conférences. Acquis que nous pourrons mobiliser lors de la troisième conférence. Le 30 Mai, Jacky RIGAUX nous présentera « Les trois modes culturaux du travail de la vigne ainsi que leurs effets sur le métier de vigneron ». 

Le texte développé ci-après, n’est qu’un relevé thématique des acquis des deux premières conférences. Il appelle un document plus riche en matière et en référence aux interventions des vignerons. Son utilité ?  préparer les échanges du 30 Mai. 

1-  Métier de vigneron et diversité des pratiques vigneronnes.
Le métier de vigneron prend forme et sens au cœur de ce que l’on appelle aujourd’hui  "Les métiers de la vigne et du vin. ». Il assemble, lie et re-lie entre eux gestes professionnels, processus et savoirs qui donnent corps au métier de vigneron. On pourrait ainsi le résumer « Accompagner la plante dans ses accomplissements et transformations successives en prenant en compte ses rapports aux sols  et à la diversité de ses environnements et cela jusqu’à l’expression dernière  de son fruit ». Si cette synthèse fait consensus parce que héritière de traditions partagées elle appelle aussitôt posée de nombreuses réserves.
Diversité des manières d’entrer dans le métier
Diversité dans les manières d’exercer le métier.
Diversité des pratiques vigneronnes qui produisent des vins différents pour des amateurs différents, vendus sur des places différentes, pour des clientèles ayant des goûts distribués et dispersés .
Le monde du vin est un monde pluriel.

2- L’amour du produit, l’amour du métier.
«C’est par  gourmandise et passion de la dégustation que je suis venu au travail de la vigne , j’avais envie de savoir comment se fabrique ce produit qui me donne tant de plaisir ». Propos de vignerons.
Commentaire : il n’y a pas bonne maîtrise d’un métier, s’il n’y a pas un lien fort, une sorte de connivence, amour diraient certains, entre l’homme ou la femme de métier et le produit « fabriqué ».
Pour entrer et « avancer » dans un métier, il faut aimer son produit.

3- Vigneron, un métier d’accompagnateur.
Le vigneron intervient sur le vivant végétal. Il accompagne le "déploiement/dépliement" du végétal, de la plante, jusqu’à son accomplissement, jusqu’au fruit. Fruit qui ensuite va se transformer en vin.
Vigneron : un métier d’accompagnateur.


4- Importance des communautés. Présence des anciens. Transmission.
Importance de la culture de l’échange dans les communautés vigneronnes  Importance  de la parole des anciens. Ces « monstres de savoir ».
Trop important pour être présentés en « raccourci »
5- Connaissance intime, rapprochée, de la plante et de la parcelle.
Intervenir, puis observer, ce que produisent nos interventions pour… observer à nouveau et mieux intervenir.
Compagnonnage avec l’ensemble que constituent « les sols, la plante, les climats, l’exposition, les données géographiques et géologiques, la mémoire des gestes, la parole des anciens etc. »

6- Attachement à la parcelle.
De cette rencontre intime avec la plante et le sol, renforcée par le déploiement de multiples connivences, naît progressivement un attachement à la parcelle. Une sorte de connaissance fusionnelle. Dans cette confrontation le vigneron se  construit et construit son métier. Il devient alors « Le champion du monde de sa parcelle ». Elle est unique.  Il est  le seul à la connaître dans son présent et dans son potentiel.

7- L’observation et le partage des observations ont plus d’importance que la mesure « scientifique ».
Le vigneron observe sa vigne ( dépliement et déploiement)  fait des constats, en parle à ses proches. En retour, il s’alerte, se mobilise ou ne se mobilise pas pour intervenir.
Sauf exception il ne se laisse pas « prendre par l’outil de mesure » qui lui signale qu’il a dépassé  les seuils tolérés et acceptables. Il court un risque.  Il le sait. Il ne le néglige pas. Il en connaît aussi la relativité et les évolutions possibles. La mesure ne saisi pas la durée « du vivant se transformant » . Elle nous dit l’instant. Dans la décision du vigneron le ressenti prime… Le ressenti lui se construit dans la durée.

8- « Vigneronnage » et éthique.
Faire du vin ou le fabriquer ? Faire du vin c’est accompagner une plante et un processus de transformation des fruits de la plante pour que se construise progressivement un produit que l’on appelle le vin et que l’on souhaite autant que possible bon, naturel et sain.
Le vigneron se trouve  confronté aux risques qu’il fait courir à ses clients lorsqu’il ajoute aux vins en train de se construire, des produits, issus de la chimie de synthèse . 

9- Réalisme. Faire son métier en prenant en compte la pression de l’administratif et des normes.
Les différents territoires viticoles se sont bâtis et définis au cours de l’histoire de manière différente. En Bourgogne, le découpage en climat suit les logiques du sol et du terroir. En Bordelais, le découpage des sols a été fait en fonction d’une logique administrative et non pas en fonction d’une certaine composition des sols. Il faut faire avec. Il faut parvenir à exercer son métier dans des univers contraints
L’important ne pas faire rendre l’âme au métier de vigneron. Tout au contraire de lui redonner vie pour mieux maîtriser ce jeu de contraintes. 

10- Des  routes à ouvrir…
Aujourd’hui il semblerait que l’on forme plus de commerciaux, de managers des systèmes productifs viticoles de dégustateurs et d’oenologues, que de vignerons, hommes de métier accomplis.
C’est ainsi et c’est regrettable pour le métier de vigneron et pour le vin.

Le projet  "Vigneron en compagnonnage" vise à «Produire des vignerons, hommes et femmes de métier », enrichis tout au long de leur parcours professionnel par le voyage et la rencontre avec d’autres hommes de métier.
Il n’y a pas de regret il n’y a que des routes à ouvrir
Telle est notre ambition. 
yvonminvielle.thesee@orange.fr

mardi 2 avril 2013

25 avril "Etonnants vignerons" à Bordeaux


2ème Conférence Débat
 "ETONNANTS VIGNERONS"
Les "dire" et les "faire" du métier de vigneron

Dans le cadre du projet : « VIGNERONS EN COMPAGNONNAGE » Le Métier de Vigneron
Rencontre avec Valérie Godelu " Les trois petiotes", Nicolas Roux " Chateau Coulonge", et Jean Pierre Amoreau, vigneron Château LE PUY
Avec Gilles Berdin, auteur de la série de livres " Autour d'une bouteille" Ed Elytis

Les Compagnons du Devoir et du Tour de France Aquitaine (AOCD), et Yvon MINVELLE, vigneron au Château Lagarette et réalisateur avec Olympe du film « L’ESPRIT DU VIN, Le réveil des terroirs ».vous invitent à participer le jeudi 25 avril à 18h à « Cap Sciences » à la seconde rencontre « Conférence Débat » sur le métier de vigneron.

Des vignerons de la région Bordelaise, jeunes et anciens, hommes et femmes, nous conteront leurs aventures vigneronnes : leur entrée dans le métier, leurs passions, leurs luttes, les petits bonheurs du quotidiens, etc...
Gilles Berdin interviendra dans le rôle du "témoin discutant".
 

Yvon Minvielle a demandé à Jean Pierre, Valérie, et Nicolas de nous "dire" avec les mots du quotidien, ce que ce métier de vigneron qu'ils ont choisi de "faire",  fait de leur vie professionnelle, mais aussi de leur vie ordinaire. Comment tout cela tient-il ensemble ?  leurs ambitions ?  leurs rêves et projets majeurs.
Jean Pierre Amoreau est aussi " le héros" de la bande dessinée japonaise - le manga intitulé « Les Gouttes de Dieu » Le Château Le Puy est devenu ainsi très connu dans le monde entier, et son millésime 2003 a été reconnu comme étant « le meilleur vin du monde » cf Sud Ouest.

A Gilles Berdin, nous avons demandé de témoigner de ce qu'il a pu " recueillir " dans ses entretiens, avec les "vignerons propriétaires" sur le métier de vigneron. Mais aussi de "rebondir" sur les propos tenus par Valérie, Nicolas, et Jean Pierre.  Gilles Berdin est auteur d'une série de "livres entretiens" avec les grands propriétaires viticoles de Bordeaux, intitulée "Autour d'une bouteille"  Edition Elytis.

Quand à nous, nous accompagnerons au mieux ces échanges tout en les liants, reliants avec le projet "Vignerons en compagnonnage".
Enfin, nous débattrons des propos, thèses et points de vues, présentés.  La clôture est prévue vers 20h30.


jeudi 25 avril 2013 18h « Cap Sciences »
 20 Quai de Bacalan – Bordeaux


Réponse souhaitée par mail avant le 20 avril ou par tel. Merci.
Tel : 06 03 46 30 60 (Yvon Minvielle) 
chateaulagarette@orange.fr 
o.gauthier@compagnons-du-devoir.com

Liens
www.compagnons-du-devoir.com
www.lespritduvin.org
www.chateaulagarette.blogspot.com
http://lestroispetiotes.over-blog.com,
www;chateaucoulonge.com
www.chateau-le-puy.com

mercredi 6 mars 2013

16 mars Assise mondiale du Developpement Durable


Château LAGARETTE vous accueillera au Marché des vins "bio et biodynamie" de Montreuil -sous- bois, en région parisienne.

 

Face à la montée universelle des inquiétudes et des périls, des vignerons " bio et biodynamie" seront à Montreuil pour les "Assises mondiales du Développement Durable".

A ceux qui ont soif de découvertes, comme à ceux qui cherchent des raisons d’espérer en l’avenir, ou qui simplement souhaitent passer un moment agréable dans une atmosphère qui ne porte pas à la mélancolie, ce marché offre une occasion exceptionnelle de découvrir la philosophie de ces vignerons... de toutes régions et autres pays.


11ème Marché des Vins Bio de Montreuil
Palais des Congrès Marcel Dufriche, 117 rue Étienne Marcel 93100 Montreuil
Métro : Robespierre
16 mars de 10h à 19 h
Contact : alexandra.minvielle@numericable.com / 06 13 28 82 48

lundi 11 février 2013

1ière Conference-débat "Métier de vigneron"


Première Conférence Débat
Jeudi 28 Février 18h « Cap Sciences » 
www.cap-sciences.net
 20 Quai de Bacalan – Bordeaux






« VIGNERONS EN COMPAGNONNAGE »
Le Métier de Vigneron



Rencontre 
avec Richard LEROY vigneron,
et Etienne DAVODEAU auteur de la BD « LES IGNORANTS » Editions Futuropolis

et Yvon MINVELLE, vigneron au Château Lagarette et réalisateur avec Olympe du film « L’ESPRITDU VIN, Le réveil des terroirs ».
vous invitent à participer le 28 février à 18h à « Cap Sciences » à la première rencontre « Conférence Débat » sur le métier de vigneron. Séance suivie d’une dégustation.


Richard LEROY (le vigneron de la BD « LES IGNORANTS ») décrira son métier de vigneron tel qu’il le vit, le pratique, mais aussi tel qu’il l’a progressivement découvert. Sans oublier ses passions, ses joies et ses peines. Etienne DAVODEAU, l’auteur de la BD, sera à ses côtés pour nous dire son point de vue et échanger avec nous sur cette « initiation croisée ».

En préambule, à cette Conférence -débat,
- Christophe PHILIPPOT, Président Régional de l’AOCD, vous présentera le projet national de l’AOCD : « Vignerons en compagnonnage ». Quelle forme, quelle allure, quel accompagnement pour le  «Tour de France (du monde) vigneron », et quels enjeux ?

- Yvon MINVIELLE décrira le parcours des huit Conférences Débats sur le métier de vigneron  (une par mois,  de février à Novembre 2013 ), le sens, les enjeux, les logiques retenues, etc.
Il présentera aussi le site « Métier de vigneron », ainsi que ses usages et utilités.
Enfin, nous débattrons des propos, thèses et points de vues, présentés. Echanges et débats que nous pourrons poursuivre, autour d’un verre, lors de la séquence « Dégustation ».

La clôture est prévue vers 20h30.
 ______

Si vous souhaitez participer à cette séance :
Tel : 06 03 46 30 60  (Yvon Minvielle)
yvonminvielle.thesee@orange.fr   
o.gauthier@compagnons-du-devoir.com





Le métier de vigneron



10 Conférences débat 
( avec 1 ou 2 intervenants)

"Vignerons en compagnonnage"
Le métier de vigneron


Ces conférences organisées par l’Association Ouvrière des Compagnons du Devoir (AOCD) et proposées par Yvon MINVIELLE, vigneron au Château Lagarette,  auront lieu à CAP-SCIENCES à Bordeaux à compter de février 2013.

Ces conférences ont plusieurs objectifs
Tout d’abord afficher et affirmer devant la communauté professionnelle de la vigne et du vin,  la volonté de l’AOCD de faire entrer dans le compagnonnage le métier de vigneron.
Ensuite donner aux  jeunes hommes et jeunes femmes   proches de l’Association Ouvrière des Compagnons du Devoir ou intéressé par son projet, une image aussi complète que possible du métier de vigneron tel que l’on peut penser  qu’il évoluera (se développera) dans la décennie à venir.

Ces conférences doivent permettre à ces jeunes personnes d’échanger avec des professionnels et des experts de la  vigne et du vin.  De telle manière qu’elles  puissent au terme du cycle de conférences prendre en toute connaissance de cause  leur décision quant à un engagement possible dans  le voyage (tour de France) proposé par l’association ouvrière des compagnons du devoir.

Enfin rassembler autour du projet de l’AOCD « faire entrer dans le compagnonnage le métier de vigneron » toutes les solidarités positives qui contribueront par leur présence et leur soutien à ce que réussisse ce projet.

Le métier de vigneron
Cette série de huit conférences, cinq au premier semestre 2013, trois au deuxième semestre, a pour objectif de décrire, présenter à nouveaux frais dans son présent, son histoire et ses devenirs possibles  le métier de vigneron.

Entendons-nous, il s’agit bien du métier de vigneron et non pas des métiers de la vigne et du vin. Certes, le métier de vigneron est lui même composite. Il couvre à la fois le travail des sols, la vinification, la commercialisation, ainsi que  la gestion de l’exploitation viticole . Ces quatre composantes dessinent  la matrice  des métiers de la vigne et du vin telle que portée et déployée par un exploitant, une famille, un ensemble d’associés regroupés dans différentes formes juridiques.

Dans le présent projet nous traiterons principalement des deux premières composantes, travail des sols et vinification ainsi que de leurs attendus et sous entendus
L’objectif de cette série de conférences est bien de montrer le présent, l’actualité du métier de vigneron, tel que vécu par des vignerons chevronnés ou par de jeunes vignerons. 
Mais il ambitionne aussi de présenter les grands débats qui traversent et animent ce métier : la nature du geste professionnel dit geste vigneron, les différentes pratiques culturales, l’économie de la parcelle, la bataille du goût,  les avenirs possibles…
Tout ne sera pas dit. Ce n’est physiquement pas possible. Mais l’essentiel, le cœur du métier de ceux qui font du vin avec la roche le sol et la plante sera abordé.

Yvon Minvielle

jeudi 3 janvier 2013

Bonne année 2013 !


Des "moins de trente ans ", amateurs des vins du Château Lagarette et de tous les vins en biodynamie !

 
   Jeunes ensemble pour les vendanges 2012 - Château Lagarette



Dans l’espace brumeux des pratiques et des débats où se confrontent et s’affrontent vins conventionnels et vins nature, une petite lumière, petite mais puissante, a pris forme depuis plusieurs mois. Elle est l’expression visible d’un rassemblement d’énergies.


Mais qui donc a allumé ce feu ?

La réponse est toute simple. Des moins de trente ans, intéressés, passionnés par le travail de la vigne et du vin, la recherche des goûts vrais, la sincérité, l’avenir de notre viticulture et de nos vins, ont investi discours et pratiques de la biodynamie.
Cet instant, fragile et lumineux, nous l’avons attendu, souhaité, désiré. Aujourd’hui les « moins de trente ans » amoureux des vins vrais et sincères interviennent dans les débats et échanges qui sont les nôtres. Ils posent des actes. Ils se sont emparés de la flamme que nous avons patiemment allumée.
La route est ouverte...
Envie de se pincer pour s’assurer que l’on ne rêve pas !
Plus simple et plus efficace prendre le temps de l’arrêt et observer avec attention ce « feu nouveau » qui a pris forme depuis quelques mois.


- Québec et Japon. 
Cette tendance ( présence des «moins de trente ans»), nous l’avions déjà observée à Montréal et à Tokyo. Chez eux le monde du vin est un monde jeune, curieux des savoir-faire, et des bons goûts des vins en biodynamie. Au Québec, mais aussi au Japon, les sommeliers sont jeunes, les amateurs aussi. Les femmes très présentes. Ils ( et elles) sont curieux. A Montréal notre importateur a moins de trente ans. Ce sont des univers de passionnés .

- Intellectuels.
De jeunes intellectuels, étudiants, doctorants ou post-doctorants ou autres s’intéressent à nos vins, créent des clubs dans leurs universités et leurs écoles. Ils nous font des visites régulières pour s’approvisionner mais aussi discuter avec nous de l’avancement de la réflexion sur les vins en biodynamie

- Jeunes agronomes.
En cours de formation dans les plus prestigieux établissements de la République. Ils s’intéressent à nos vins et à tout ces savoirs liés à nos vins qui ne leur sont pas véritablement enseigné à ce jour. Ils travaillent sur dossier, défendent nos thèses alors que nous n’avons rien demandé. Ils se passionnent, deviennent des amateurs (amoureux) de nos vins. Ce sont nos nouveaux porte-paroles.

- Compagnons.
De jeunes compagnons (charpentiers, tailleurs de pierre, métalliers, boulangers, etc.) nous font depuis peu des visites régulières. Curieux de ce métier de vigneron que le compagnonnage souhaite accueillir en son sein, ils deviennent des amateurs avertis, curieux de nos savoir-faire mais aussi passionnés par le goût des vins.

- Cinéma.
Dans les salles obscures où notre film est projeté, souvent suivi de débats et de dégustations, les jeunes sont présents et participent activement aux débats. Ils questionnent, interrogent, souhaitent comprendre, et déguster. Ce sont des acteurs majeurs des débats qui suivent la projection du film.

- Passeur et messager.
Celui-là pendant ses études a appris sur le terrain le métier de sommelier. Reconnu de fait comme jeune professionnel de la sommellerie et par ailleurs titulaire d’un master en sciences de gestion. Il décide d’ouvrir sa cave consacrée aux vins bio, en biodynamie et naturels. Il sera sans aucun doute l’un de nos meilleurs messagers.
  
- Jeune vigneron.
Déçue par des études supérieures réussies, et par un métier dans la finance qui lui apporte une faible satisfaction, celle-là décide avec son compagnon de reprendre une vigne de quelques hectares, de parfaire ses connaissances dans le métier et de s’exprimer au travers de ce vin en bio et en biodynamique qui devient sa création, l’expression de sa personnalité.



Ainsi lancé sur la piste des « moins de trente ans », et de leur présence dans les métiers de la vigne et du vin en biodynamie, nous pourrions multiplier la restitution des traces et des témoignages… Mais il nous faut ici savoir nous limiter et revenir à l’essentiel.

Tous ont moins de trente ans. Amoureux exigeants, passionnés par nos vins, ils ignorent sans complaisance les discours fumeux du négoce et des vendeurs d’artifices. Ils sont déjà, et ils seront encore plus demain, ceux qui mettront en cause l’ordre établi des vins conventionnels pour exiger un retour vers des valeurs sûres, vers des vins vrais, vers des vins expressifs qui disent la roche, qui disent nos terroirs et qui expriment tous les savoir-faire accumulés depuis des générations par les vignerons.
C’est notre espoir pour 2013 : voir "ces moins de trente ans" continuer à nous rendre visite, pour se nourrir de nos expériences. Mais surtout les voir chaque jour plus nombreux, prendre des initiatives allant de la création d’un cercle de dégustateurs au retour vers le travail de la vigne, afin que se constitue progressivement "les forces vives" de cette viticulture rajeunie, dédiée aux vins vrais que nous appelons de nos vœux.

Et que vive  2013 !

mardi 1 janvier 2013

L'âme des vignerons d'antan




Château LAGARETTE
et "l'âme du vin" retrouvée


"Suivant le fil de nos existences, nous cheminons ensemble vers les possibles de la vie. Rien n'est jamais définitivement acquis,ni joué".
Yvon Minvielle. 
Maxime pour temps de crise. 1er janvier 2013





" Bet ceou, bet peÿs, boun vin, bounes gens ! "
Cette maxime en nord-gascon signifie :
" Beau ciel, beau pays, bon vin bonnes gens ! "
 

C'est la devise du village de Camblanes et Meynac, coeur de l'Entre Deux Mers, entre la Garonne et la Dordogne, de tradition viticole de qualité ( AOC Côtes de Bordeaux).

Château Lagarette ( la Garette en 1906)
"Il est des châteaux où, depuis des générations, plane l'âme du vin de l' Entre-Deux-Mers. Celui de La Garette était - et est heureusement toujours - de ceux-là. Il ne s'agit pas ici d'un "pseudo château", construit au XIX siècle, par un riche commerçant ou négociant, désireux de devenir propriétaire de vignes à défaut de "vigneron". 

Cette solide demeure agricole et vinicole fut construite dans les années 1480 et remaniée 200 ans plus tard. Le Château était composé d'un logis à deux niveaux et d'un important corps de bâtiment que séparait une tourelle à toit en poivrière. 
Inscrit à l' Inventaire des Monuments historiques en 2001, le château La Garette est toujours à l'heure où j'écris ces lignes, la propriété d'un couple de producteurs qui ont gardé l'âme des vignerons d'antan".
Jean Michel Le Corfec
Extrait du livre " La vie d'autrefois dans l'Entre Deux Mers" -  Editions Sud-Ouest 2012