vendredi 13 juin 2008

Le vin de Lagarette sans résidus de pesticides !

Un rapport d'analyse pour mieux faire comprendre notre vin, nos choix, nos volontés



Il est important d’être sincère et d’afficher ce qui définit notre vin, issu de savoirs ancestraux et de notre volonté présente de parvenir à un produit de qualité.

Hélas, la dissimulation est aujourd’hui une vertu trop développée ! Quelquefois involontaire, elle est bien souvent voulue, ce qui ne va pas sans risques. À force de chercher à faire croire, sans démonstration, que nos produits n’ont aucun problème, nous risquons d’être confrontés à des retournements spectaculaires et dévastateurs. La crise alimentaire actuelle en est un bon exemple.

C’est dans cet esprit de sincérité que nous avons fait réaliser, par un laboratoire indépendant, un rapport d'analyse de notre vin quant à sa teneur en résidus de pesticides et autres produits à risques pour la santé des humains.

Il ressort de ces analyses, concernant les molécules classées dans la catégorie " matières actives " qu'aucune des 53 matières " à risques " recherchées n'a été détectée. Quant au cadmium, nous sommes en-decà du seuil de détection. Pour le plomb nous sommes à 0,043 mg/l, alors que la quantité normale acceptable est de 0,1 à 0,4 mg/l.

Pour l’ochratoxine A, nous sommes largement en-dessous du seuil de détection. Et pour l’anhydride sulfureux, nous sommes bien en-dessous de 10 mg/kg, seuil qui nous autorise selon la Directive CE du 25 novembre 2005, à ne pas mentionner sur notre étiquette " ce vin contient du sulfite ", ce qui est rare.

Ces analyses rappellent que les vins bio ou en biodynamie ne repoussent pas les apports de la science, bien au contraire. Nous souhaitons que nos vins soient reconnus pour ce qu’il sont.

Ce qui fait débat, ce n’est pas la science et le rapport que nous avons avec la science, mais les liens abusifs que certains ont établi entre faits scientifiques et solutions techniques, laissant croire que les dispositifs techniques, mis au point pour modifier le réel, l’appareiller ou l’équiper sont fondés sur des réalités scientifiques. Ils le sont pour partie mais ils sont surtout liées à des intérêts économiques et à des solutions commerciales qui les portent et les développent. En soi ce problème n’est pas gravissime, ce qui fait problème, c’est le fait de dissimuler le lien entre solutions techniques commercialisées et faits scientifiques. L’oubli de ce lien est destructeur. Il pourrait à terme l’être aussi pour les vins conventionnels.

Faire le choix de la sincérité, c’est rendre visible, pour le plus grand nombre, nos choix. C’est aussi faire apprécier notre produit, non seulement pour ses qualités gustatives, mais aussi pour l’ensemble des précautions qu’il prend pour préserver la nature et la santé des hommes.