lundi 7 juillet 2008

" Village du développement durable " Bordeaux

13-14-15 Juin 2008 : Esplanade des Quinconces à Bordeaux, entre les chevaux marins des girondins et les statues de Montesquieu et de Montaigne, le premier festival du développement durable.



Ce week-end à Bordeaux, c’était la fête du développement durable. Une fête sympathique, une initiative de Changement d’ère, association bordelaise composée en majorité d’étudiants et soutenue notamment par la Mairie de Bordeaux et BEM, Bordeaux école de management, à laquelle participaient des dizaines d'exposants... dont le Château Lagarette !

Pour Lagarette, c’était une première ! Nous avons présenté ouvertement notre vin " bio" aux particuliers bordelais. En dix ans, depuis 1998, nous avons eu de nombreuses occasions pour nous présenter. Mais cette fois ce n’était pas dans un univers de professionnels du vin, c’était une confrontation directe avec le consommateur de vin : celui qui est intéressé par le bio, le naturel, la biodynamie, le vin sans soufre, la vie, la santé, etc.

Et comme toujours, dans ces moments de confrontations, de rencontres authentiques, ce sont nos efforts, notre travail ordinaire, que nous lisons dans l’œil de nos interlocuteurs. Que nous dit-il cet œil, si je puis m’exprimer ainsi ? Des choses simples. Mais qu’ils nous faut avoir en tête pour comprendre, bien comprendre notre consommateur terminal.

- Tout d’abord, et même s’ils ont une posture favorable, nos visiteurs consommateurs ne savent pas ce qu’est un vin bio. Pardon ! Un vin issu de raisins cultivés selon les règles de l’agriculture biologique. Pourquoi cet intitulé si complexe ? Pourquoi ne pas dire tout simplement un vin bio ? Et que veut dire AB ? Ah Bon ! Les viticulteurs conventionnels utilisent des pesticides. Nous le savions sans le savoir, nous dit notre interlocuteur. Et la bouillie bordelaise avec le cuivre, vous qu’en faites-vous ? Attention au cuivre ! Tout y passe. Les questions fusent de tout part. Et les levures ? La filtration ? Les fûts de chênes ? Parker ? Que vient-il faire ce Parker au milieu de cet échange ? Rien ! Mais il fait partie du décor, surtout à Bordeaux. Il n’a rien à voir avec les bio. Est-il nécessaire de le rappeler ?

- Ensuite, ils ont entendu dire que.., on leur a dit…, ou mieux ils en ont fait l’expérience : " les vins bio ne sont pas toujours bons ". À nous d’expliquer et de réexpliquer, en prenant appui sur la très belle expression de Carlo Pétrini : " ce n’est pas parce que c’est bio que c’est bon, mais si c’est bon, il y a de fortes chances que cela soit bio ". Et oui ! Le déterminisme du mode cultural n’a pas plus de valeur que le déterminisme du terroir. Ce qui compte, c’est le travail, le métier, les savoir-faire accumulés par des générations de viticultures sincères, qui s’efforcent de fournir au consommateur terminal un produit de qualité, pour satisfaire son palais, son imaginaire et son goût de la vie.

- Enfin, ils ont du mal à nommer, nos chers visiteurs, la différence, les différences, entre un vin bio et un vin conventionnel. Et nous d’expliquer à nouveau que cela se sent, se ressent, se perçoit dès l’ouverture du flacon. Les arômes, le bouquet, les premières saveurs, cela ne trompe pas. On est avec du bio ou avec du conventionnel. Et malgré tous les maquillages possibles, un vin conventionnel, même si c’est une grande étiquette, ne pourra pas atteindre cette qualité de bouquet, de saveurs, qu’exprime un vin bio de qualité. Il lui reste alors, à ce vin conventionnel, deux opportunités pour s’en sortir : d’abord, la complicité du dégustateur (négociant, journaliste ou échotier) ensuite l’appui, inattendu, de l’odorat et du goût défaillant de l’expert en vin conventionnel qui n’est plu en capacité d’apprécier la force et la qualité d’un vin naturel. C’est bien souvent cela qui interdit l’affirmation et l’affichage des différences. Bien entendu, il y a au-delà de cette double difficulté, bien des choses " vilaines " que nous ne nommerons pas, mais que chacun d’entre-nous connaît.

Que de débats mes amis ! Notre avenir sera riche d’échanges, d’idées à confronter, à échanger. Merci à toute l’équipe de Changement d’ère, à Bordeaux École de Management et à tous les partenaires qui ont soutenu ce projet, pour ce magnifique week-end.

Pendant ce salon, Lagarette a proposé aux enfants :
" Dessine-moi une vigne et un vigneron qui défendent le développement durable et la biodiversité "

Voilà le dessin que nous avons reçu de Jean Delpech (9 ans) de Bordeaux. Bravo et merci !



Enfin le tirage au sort a désigné le dimanche soir Régine Raux de Courbevoie gagnante du " Coffret Lagarette"