mardi 8 mai 2018

La bataille des "vins bio" propres est engagée ! Rencontre du 3ième type !


Le Grand Débat : L'avenir de la viticulture bordelaise et les pesticides !




Émergence d’une troisième voie en viticulture.

Lors d’une conférence organisée par France Bleue Gironde  le vendredi 27 avril à 18h30, dans les locaux de la Maison Mollat à Bordeaux, nous avons eu la très grande surprise de voir émerger en conclusion, dans les propos de Monsieur Bernard FARGES Vice-Président du CIVB,  l’idée d’une troisième voie en viticulture :
Bernard Farges Vice President CIVB
« Une viticulture qui ne serait ni bio ni conventionnelle ! »

 « Demain, nous dit il, ne sera ni bio ni conventionnel. Nous serons  dans la modernité ! » :
- Celle qui rejette  les pesticides les plus dangereux et si possible la totalité des pesticides,
    - Celle qui utilise les nouvelles technologies,
- Celle qui se nourrit de la science et de ses bienfaits,
- Celle qui s’adapte à la demande des consommateurs.
Quatre points importants dont  il nous faut bien mesurer la portée

Comment faut-il comprendre  cet énoncé  « une troisième voie en viticulture ». De quoi s’agit-il ? N’oublions pas que nous sommes dans l’univers du verbe des mots, et de la guerre idéologique que conduisent les vignerons conventionnels contre les formes  développées par les viticulteurs bio.

La guerre des mots prend aujourd’hui un sens important.  Sens entendu ici comme destination .  Après le raisonné, l’intégré,  puis l’environnemental vient la troisième voie.  La pratique de la catégorisation «  ajustée » fait partie de la guerre idéologique.

Les mots que j’utilise doivent englober ceux de mes adversaires, et si possible les rendre inopérants. Il existe néanmoins un vrai problème, cette pratique discursive et discourante me fait oublier le réel du social.  Qui ne se laisse pas réduire  ni séduire  par des catégories, des mots, bien ficelés.

 Et c’est cela que nous vivons !
 La demande sociale de « bio et de propre » est énorme
 Les puissants tentent de la capter et de la canaliser. (c.f la grande distribution ).

Mais c’est oublier que :
 Cette demande sociale lie "le bio avec le local et la signature".
 Je veux connaître les manières de faire de celui qui me fait boire son vin, qui me le propose à la dégustation.
 Cette demande sociale est massive. Elle existe, et hélas, pour eux  elle sera difficile à détourner vers les produits « insaisissables » et non réels »  de la troisième voie en viticulture .

 Alors de quoi s’agit-il vraiment ?
 D’une troisième voie en viticulture ou d’une rencontre de troisième type avec des vins qui n’existent pas.
 Mais, que certains voudraient  fabriquer pour empêcher les bio de prendre la place que souhaitent leur attribuer les consommateurs , sensibles au propre et au vrai.
Ce qu ils veulent, c’est protéger  leur patrimoine ainsi que leurs stock de vins conventionnels dont la valeur ne peut que décroître voire s’effondrer…
yvonminvielle.thesee@orange.fr  28 avril 2018

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